Le dossier sera coordonné par Laura Alles (LASTA, Université de Rouen-Normandie), Antoine Leymarie (CSO, Sciences Po) et Louise Mariani (Inspection générale des finances).
Les contributions relevant de l’économie, de la philosophie, du droit, de la science politique, de l’anthropologie, de la sociologie, de l’histoire, de la géographie, des sciences de gestion, sont encouragées.
Les propositions sont attendues pour le 21 septembre 2026
Les auteur·rices intéressé·es sont invité·es à envoyer une brève note d’intention (8 000 signes, espaces et bibliographies comprises) indiquant le titre provisoire de leur article, la problématique et la méthode envisagées, le terrain mobilisé le cas échéant et une bibliographie indicative, sous format Word. La note ne devra pas faire apparaître les noms des auteur·rices.
Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante :
RFAS-DREES@sante.gouv.fr
(Ne pas envoyer les propositions directement aux coordinateur·rices, et ce afin de garantir l’anonymat des propositions)
Les articles seront ensuite attendus avant le 17 mars 2027
Introduction
La financiarisation de la santé a fortement marqué l’actualité récente du fait de la montée en puissance de groupes consolidés, soutenus par des fonds d’investissement ou des investisseurs privés en particulier dans le secteur de la biologie médicale durant la période post-Covid ou des groupes de radiologie plus récemment, ou encore dernièrement à la suite des contestations des décisions tarifaires menées par des cliniques privées et des groupes de biologie. Ce phénomène est ainsi devenu un objet du débat public dont les enjeux de régulation ont conduit à la production de plusieurs rapports (Imbert et al., 2024 ; Lavenir et al., 2025). La financiarisation occupe en effet une place majeure dans les dynamiques qui traversent le secteur de la santé en France, notamment la concentration de ses acteurs, le financement de la dette ou encore sa marchandisation. Elle a fait l’objet d’un nombre croissant de travaux en sciences économiques et sociales (Batifoulier, et al. 2025).
Inégalités, pression scolaire, marchandisation des appuis à la parentalité, recul de la présence des enfants dans la société… Sur la base d’un ensemble de constats concernant les conditions et les enjeux de l’exercice de la parentalité aujourd’hui, le Conseil de l’enfance propose 20 mesures qui visent aider les parents à aider les enfants à grandir autour de six axes : 1. égalité entre les parents ; 2. accès aux droits, prestations et services ; 3. déclore, ouvrir : la place des enfants et des parents dans la société ; 4. appuyer l’exercice parental et sa reconnaissance ; 5. repenser les temps des enfants et des parents ; 6. soutenir les associations et les projets locaux qui contribuent à ces objectifs.
Être parent n’est pas un métier, et élever des enfants n’est pas une compétence innée, d’autant que quel que soit son âge, chacun est coacteur de la relation, sujet dépendant et individu doté de droits.
L’enfant se fait plus rare, sa place dans la société est discutée et, dans une époque marquée par un accroissement des inégalités entre les enfants, la responsabilisation des parents se fait plus forte. Une marchandisation grandissante de la pression parentale, en particulier sur la vie scolaire, vient creuser les inégalités d’accès à des offres d’aides, elles-mêmes sans contrôle ni garantie sur la qualité de l’aide apportée. Le Conseil de l’enfance du HCFEA invite à un accompagnement à la parentalité basé au contraire sur un triptyque éthique et pratique garant du respect des enfants et des parents, quelles que soient les difficultés rencontrées : une « prévention prévenante » des parents, appui sans injonction ni jugement si les parents en éprouvent le besoin ; l’ouverture ou « déclosure », pour réduire l’isolement, pour pouvoir assouplir les frontières matérielles et symboliques du huis clos familial et (re) faire droit au « dehors » partagé ;« l’épaulement »par des mesures d’intérêt général etla pair-aidance quand les choses deviennent difficiles, pour favoriser un choix libre et responsable conformément à la charte de soutien à la parentalité, dans des espaces dédiés.
En cas de gravité ou d’urgence, le Conseil appelle à prendre en compte les contextes socioéconomiques, territoriaux, médicaux, afin de traiter la situation des enfants comme celle des parents, à distance de toute tentation simplificatrice de sanction.
Et si les parents doivent pouvoir être déchargés temporairement ou partiellement de leurs responsabilités parentales, des tiers peuvent y contribuer en favorisant des processus de parentalité complémentaire et de coéducation.
Le paysage institutionnel et administratif de la parentalité s’est organisé autour de la stratégie nationale de soutien à la parentalité, des schémas départementaux des services aux familles, des Reaap, de l’ensemble des actions menées par les Caf… Si les parents se questionnent, se sentent en détresse, demandent de l’aide, la solidarité nationale doit y répondre pour éviter que ce soutien se trouve de fait délégué à des prestataires marchands. Il s’agit de proposer un ensemble de services qui réduise les surcharges de l’éducation et des soins des enfants au quotidien, parmi lesquels : les services de prévention attendus par les parents, la proximité et flexibilité des modes de gardes, les services d’éducation extrascolaire, de santé et de santé mentale, tout comme la place sécurisée des enfants dans l’espace public…
Les périodes de la vie des enfants et les étapes de leur développement sont caractérisées par des attentes et des besoins qui diffèrent. À cette fin, une loi favorisant l’extension et l’utilisation des droits à congés parentaux aux moments clés de ces transformations de la vie de l’enfant permettrait de donner du temps aux parents et aux enfants pour franchir ces étapes : allongement du congé paternité ; congé scolarité pour les urgences scolaires, congé enfant en difficulté à l’image du congé proche aidant, et enfin le « right to request », droit à un aménagement du temps de travail.
La qualité des liens affectifs entre parent et enfants, la sécurité de la relation éducative, passent aussi par des espaces dédiés comme les cafés de l’école des parents, des groupes organisés par les structures sociales de territoires et des actions de convivialité issues de l’éducations populaire qui portent vers des solidarités informelles.
On constate que les associations de loi 1901 jouent un rôle primordial, notamment dans les domaines du sport, de la culture, des loisirs pour créer des moments et des cadres d’épanouissement familial. Parfois, le tissu associatif joue aussi le rôle de premier secours, de premier recours (lignes d’écoute par exemple). En ce sens, les associations dans le champ de la parentalité et de l’enfance devraient bénéficier d’une meilleure stabilité et d’une sécurité juridique et financière.
Le dossier sera coordonné par Carla Altenburger (UMR Innovation – L’institut Agro Montpellier & IRISSO – Université Paris-Dauphine), Tom Beurois (Tree, Université de Pau) et Julie Mayer (UTOPI, Université Toulouse – Jean Jaurès)
Les contributions relevant de l’économie, de la philosophie, du droit, de la science politique, de l’anthropologie, de la sociologie, de l’histoire, de la géographie et des sciences de l’éducation sont encouragées.
Les propositions sont attendues pour le 7 septembre 2026.
Les auteur·rices intéressé·es sont invité·es à envoyer une brève note d’intention (8 000 signes espaces et bibliographies comprises) indiquant le titre provisoire de leur article, la problématique et la méthode envisagées, le terrain mobilisé le cas échéant et une bibliographie indicative, sous format Word. La note ne devra pas faire apparaître les noms des auteur·rices.
Le comité éditorial sera attentif à la qualité de la rédaction des notes d’intention ainsi qu’à leur adéquation avec l’appel à contribution.
Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante :
(Ne pas envoyer les propositions directement aux coordinateur·rices, afin de garantir l’anonymat des propositions)
Les articles sont ensuite attendus avant le lundi 1er février 2027.
La RFAS attire votre attention sur le fait qu’elle s’engage à publier les articles retenus durant le quatrième trimestre de l’année 2027, ce qui exclut la possibilité de demander un délai pour l’envoi de la proposition comme de l’article mais garantit une publication dans l’année.
Le dossier sera coordonné par Julie Costa (CERREV, Université de Caen et CSO, Sciences Po Paris), Clément Gérome (OFDT) et Valérie Ulrich (OFDT)
Cet appel à contribution s’adresse aux chercheuses et chercheurs en sociologie, anthropologie, économie, démographie, statistique, droit, science politique, science de l’éducation, histoire et géographie
Les propositions d’articles sont attendues pour le 7 avril 2026.
Les auteur·rices intéressé·es sont invité·es à envoyer une brève note d’intention (8 000 signes maximum, bibliographie comprise) indiquant le titre provisoire de leur article, le terrain mobilisé, le ou les axes dans lequel il s’insère, la problématique envisagée et une bibliographie indicative, sous format Word (times new roman 12, interligne simple). La note ne devra pas faire apparaître les noms des auteur·rices.
Le comité éditorial sera attentif à la qualité de la rédaction des notes d’intention ainsi qu’à leur adéquation avec l’appel à contribution.
Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante :
(Ne pas envoyer les propositions directement aux coordinateur·rices, afin de garantir l’anonymat des propositions)
Les articles sont attendus avant le jeudi 8 octobre 2026.
La RFAS attire votre attention sur le fait qu’elle s’engage à publier les articles retenus durant le quatrième trimestre de l’année 2027, ce qui exclut la possibilité de demander un délai pour l’envoi de la proposition comme de l’article mais garantit une publication dans l’année.
Revisiter et renouveler les regards sur l’âge et les seniors
Le rapport brosse un panorama de la grande diversité des formes d’engagement des seniors et de leurs profils différenciés de participation à la vie associative, syndicale, citoyenne. Il montre que la participation au marché du travail des seniors augmente significativement en période récente (notamment sous l’effet des réformes des retraites), et que leur engagement dans des démarches collectives connaît un tassement : par exemple 31,1 % des 65 – 74 ans se déclarent bénévoles en association en 2024 contre 40,8 % en 2004. On retrouve sensiblement la même évolution dans les autres pays européens.
À l’avenir, cet engagement est susceptible de continuer de diminuer structurellement, du fait de nouvelles attentes de flexibilité et des freins financiers, juridiques et en lien avec la santé (23 % des personnes de 75 ans et plus qui ne déclarent pas de limitation ont une activité sociale contre 8 % seulement de celles qui se déclarent fortement limitée), s’il n’est pas mieux accompagné. Or, la participation sociale apparaît comme un levier de plus grande satisfaction dans la vie, de rupture de l’isolement social ainsi que de contribution au maintien des personnes âgées dans l’autonomie.
Par ailleurs, les seniors sont des contributeurs économiques et sociaux importants : la croissance de la consommation par exemple a été largement soutenue ces dix dernières années par le dynamisme de la consommation des plus de 70 ans. Ainsi, loin d’une image « passive », ils mobilisent autour d’eux de nombreuses actions collectives, sont acteurs de leurs communautés, et créateurs de valeur. Au-delà de leur activité et de leur consommation, ils effectuent d’importantes donations et l’aide informelle qu’ils apportent aux autres, de toutes générations, est valorisée jusqu’à 1,9 % du PIB. Leur présence en augmentation sur nombre de territoires est un « or gris » qui représente des opportunités de développement économique pour ces derniers : l’économie du vieillissement représente déjà plus de 15 % des emplois privés dans un territoire sur cinq en France.
Le Conseil de l’âge s’appuie sur ses constats et propose des objectifs de politiques publiques visant à renforcer la participation sociale des seniors (particulièrement pour les groupes les moins favorisés). Il incite également à ce que le vieillissement de la population soit regardé comme un champ de progrès social et économique de transition numérique et environnementale, ainsi que d’aménagement du territoire.
Le dossier sera coordonné par Agnès Aubry (Crapul, Université de Lausanne), Maureen Clappe (Triangle, Lyon 2) et Hélène Monnet (Triangle, Lyon 2)
Les contributions relevant de l’économie, de la philosophie, du droit, de la science politique, de l’anthropologie, de la sociologie, de l’histoire, de la géographie et des sciences de l’éducation sont encouragées.
Les propositions sont attendues pour le lundi 26 janvier 2026
Les auteur·rices intéressé·es sont invité·es à envoyer une brève note d’intention (une page, environ 500 mots) indiquant le titre provisoire de leur article, la problématique et la méthode envisagées, le terrain mobilisé le cas échéant et une bibliographie indicative, sous format Word. La note ne devra pas faire apparaître les noms des auteur·rices
Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante :
(Ne pas envoyer les propositions directement aux coordinatrices, et ce afin de garantir l’anonymat des propositions)
Les articles seront ensuite attendus avant le lundi 13 juillet 2026
La RFAS attire votre attention sur le fait qu’elle s’engage à publier les articles retenus durant le quatrième trimestre de l’année 2025, ce qui exclut la possibilité de demander un délai pour l’envoi de la proposition comme de l’article mais garantit une publication dans l’année
Séminaires préparatoires au numéro 2027-3 La RFAS consacrera le troisième numéro de 2027 aux dimensions sanitaires et sociales de l’alimentation. Les trois séances qui se tiendront en janvier et février 2026 ont pour objectif d’ouvrir le dialogue entre chercheurs, praticiens et acteurs institutionnels autour de ces thématiques et permettront de nourrir l’appel à contributions à paraître en juin 2026.
Mercredi 14 janvier, 14 h – 16 h 30 « Alimentation, inégalités sociales et santé : quelles interactions ? » Vendredi 30 janvier, 14 h – 16 h 30 « Quelles recompositions dans l’action publique en matière d’alimentation ? » Jeudi 12 février, 14 h – 16 h 30 « Les transformations de l’aide alimentaire »
Les séminaires se tiendront tous au ministère des affaires sociales, TODS, 78-84, rue Olivier de Serres, 75015 Paris
Mise en avant par les médias durant la crise sanitaire de 2020, la précarité étudiante, question désormais centrale, est néanmoins difficile à cerner. En effet, la condition étudiante est par définition transitoire et ses contours sont incertains dans le temps et dans l’espace. Elle se caractérise par une grande hétérogénéité des parcours et des ressources dont la mesure dépend de la prise en compte, délicate, de la « cohabitation » au domicile avec ses parents. Face à ce constat, la RFAS a encouragé une approche multidimensionnelle afin d’enrichir nos connaissances sur la condition étudiante, mobilisant, en plus de la notion de précarité, celles de pauvreté et de vulnérabilité, notions qui peuvent dialoguer voire se croiser, et appelant à des contributions se rapportant aussi bien à la santé, à l’alimentation, à l’isolement, qu’à la nationalité ou encore au logement.
À l’occasion de la parution du n° 2025-2 de la RFAS, consacré aux « conditions de vie des étudiant·es : pauvreté(s), précarité(s) et vulnérabilité(s) », coordonné par Anne-Cécile Caseau (Injep, Laboratoire d’études de genre et de sexualité, Institut Convergences Migrations), Malo Mofakhami (Centre d’économie Paris-Nord, Université Sorbonne Paris-Nord, Centre d’étude de l’emploi et du travail) et Mathieu Rossignol-Brunet (Centre Émile-Durkheim, université de Bordeaux, Liepp, Sciences Po Paris), un séminaire de valorisation est organisé : le lundi 6 octobre 2025 de 14 heures à 17 h 30 salle Laroque Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles 14 avenue Duquesne, 75015 Paris
Appel à contribution pluridisciplinaire sur : Intervenir à domicile. Care et émotions dans un contexte de désinstitutionnalisation Pour le troisième numéro de la RFAS de 2026
Le dossier sera coordonné par Sophie Bressé (Fondation du Domicile), Catherine Lenzi (HES//SO – HETS Genève) et Abdia Touahria‑Gaillard (Observatoire de l’emploi à domicile).
Cet appel à contribution s’adresse aux chercheuses et chercheurs en anthropologie, sociologie, philosophie, psychologie, sciences de l’éducation, économie, histoire, sciences politiques, ou droit.
Les propositions sont attendues pour le mercredi 10 septembre 2025
Les auteur·trices intéressé·es sont invité·es à envoyer une brève note d’intention (une page, environ 500 mots) indiquant le titre provisoire de leur article, le terrain mobilisé, la problématique envisagée et une bibliographie indicative, sous format Word. La note ne devra pas faire apparaître les noms des auteur.es
Les propositions doivent être envoyées à l’adresse suivante :
(Ne pas envoyer les propositions directement aux coordinateurs, et ce afin de garantir l’anonymat des propositions) Les articles sont attendus avant le lundi 2 février 2026
La RFAS attire votre attention sur le fait qu’elle s’engage à publier votre article durant le quatrième trimestre de l’année 2026, ce qui exclut la possibilité de demander un délai pour l’envoi de la proposition comme de l’article mais garantit une publication dans l’année
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